C’est une situation rencontrée souvent dans l’exploitation de tout environnement informatique.
On veut juste installer un nouveau disque dans un système et faire en sorte qu’il soit disponible et accessibles aux utilisateurs du système. C’est cette problématique que nous allons adresser dans ce document.
Nous supposons que nous ne sommes pas dans un scénario compliqué :
Pas de disques en RAID, tout l’espace de stockage sur un seul disque et le FileSystem par défaut est utilisé !
Première étape: Rattacher ou insérer le nouveau disque dans le système
- Si la machine en question est un serveur ou une machine dans le Cloud, on provisionne un disque virtuel à la taille voulu à travers l’interface d’administration du Cloud qui est fourni et dans une étape supplémentaire on ajoute ce disque virtuel à cette machine virtuelle.
On n’a pas souvent besoin de rebooter la machine virtuelle car le noyau du cloud et de la machine virtuelle reconnaissent automatiquement de tels matériels (devices).
- Dans le cas d’une machine physique et d’un disque physique de type SATA, SAS ou SSD, il faut l’insérer dans le support de disque ou baie et bien fixer toute la connectique disque : puis rebooter le système !
Après le reboot, vérifier attentivement l’identité du nouveau disque qui vous est présenté en affichant le nom du fabricant, le modèle, la taille et le numéro de série avant de prendre quelque initiative potentiellement destructive !
Comment procède-t-on ensuite dans un système Linux
- La Recette Linux
Lancer au préalable la commande lsblk afin de lister les disques du système et identifier le nouveau disque ajouté précédemment.
Mais pour pouvoir avoir le plus d’informations sur les différents disques visibles par le système linux et ainsi identifier le nouveau disque avec certitude, nous recommandons d’exécuter la commande lsblk avec paramètres suivants :
$ sudo lsblk –o MODEL,SERIAL,NAME
Avec les paramètres d’affichage :
MODEL (le modèle du disque)
SERIAL (le numéro de série du disque)
NAME (le nom du disque, /dev/xxx)
Une fois le nom du nouveau disque, celui qui lui a été assigné par le système est connu (/dev/xxx ou ″device file″), il faut créer un table de partition sur ce disque.
Disons que notre nouveau disque a pour nom /dev/sdc, nous pouvons alors utiliser une des commandes ou utilitaires suivants (fdisk, cfdisk, sfdisk, parted, gparted) pour créer une table de partition sur /dev/sdc.
Ci-dessous, on montre la création d’une table de partition avec fdisk /dev/sdc
$ sudo fdisk /dev/sdc
Welcome to fdisk (util-linux 2.23.2).
Changes will remain in memory only, until you decide to write them.
Be careful before using the write command.
Command (m for help): g
Building a new GPT disklabel (GUID:
AB780438-DA90-42AD-8538-EEC9626228C7)
Command (m for help): n
Partition number (1-128, default 1): <Return>
First sector (2048-1048575966, default 2048): <Return>
Last sector, +sectors or +size{K,M,G,T,P} (2048-1048575966, default
1048575966): <Return>
Created partition 1
Command (m for help): w
The partition table has been altered!
Calling ioctl() to re-read partition table.
Syncing disks.
La sous-commande g créée une table de partition GPT.
La sous-commande n créée une nouvelle partition ;
Taper ENTREE en réponse à toutes les questions de fdisk alloue tout l’espace libre disponible à la nouvelle partition (ici la partition 1).
Enfin, La sous-commande w écrie la nouvelle table de partition sur le disque.
Le nom de nouvelle partition créée (device file) est le même que celui de notre disque en entier auquel on a accolé le chiffre 1 à la fin – /dev/sdc1;
1 pour première partition créé du disque /dev/sdc
On créée la filesystem sur /dev/sdc1 avec la commande mkfs et l’option L de cette commande affecte un label au filesystem ; le label reste identique même si le disque qui contient le filesystem était assigné à un device file (nom) différent au cours des multiples redémarrages du système.
$ sudo mkfs -t ext4 -L spare /dev/sdb1
mke2fs 1.42.9 (28-Dec-2013)
Discarding device blocks: done
Filesystem label=spare
OS type: Linux
Block size=4096 (log=2)
....
Ensuite, on créée un point de montage (répertoire) du FileSystem nouvellement créé et on le monte :
$ sudo mkdir /spare
$ sudo mount LABEL=spare /spare
La commande suivante de montage du filesystem /spare peut aussi s’écrire comme ci-dessous :
$ sudo mount /dev.sdc1 /spare (/dev/sdc1 remplace de manière valide LABEL=spare)
Pour que ce filesystem monte automatiquement au démarrage du système, il faut modifier le fichier /etc/fstab en y ajoutant la ligne suivante :
LABEL=spare /spare ext4 errors=remount-ro 0 0
Et écrire le changement dans /etc/fstab
On pourrait aussi utiliser un UUID pour identifier le filesystem.
Nous espérons que ce tutorial a été une aide pour vous.
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Charles Nsang